Rothéneuf Environnement, 

l’Association de Protection Environnementale du bourg de Rothéneuf

CONTEXTE: 

Le 16 octobre 2018, un certain nombre d’entre nous, avons appris brutalement que la Ville de Saint Malo s’apprête à détruire un nombre incommensurable d’êtres vivants protégés et de zones humides représentants la biodiversité de la France,  pour construire 800 logements sur la Frange Sud de Rothéneuf.

RÉFLEXION:

Nous connaissons aujourd’hui plus que jamais l’importance de la sauvegarde de la biodiversité et des zones humides au vu des bouleversements climatiques que nous vivons en France comme dans le reste du Monde car nous avons la chance de vivre entre Terre et Mer, la chance d’évoluer à coté des agriculteurs et de profiter de leurs observations. 

Aussi, nous savons que les collectivités territoriales ont une grande part de responsabilité dans le devenir de notre Planète au vu des décisions d’urbanisme, d’artificialisation des sols qu’elles prennent.

OBJECTIF:

Nous souhaitons obtenir l’ajustement du projet de la construction de ces 800 logements.

Ainsi, permettre une activité économique et sociale nouvelle à Rothéneuf permettant aux commerçants de se développer, aux écoles de stabiliser leurs effectifs, aux familles d’accéder à la propriété, aux terrains de gagner en valeur 

TOUT EN PRÉSERVANT DE LA DESTRUCTION : 

  • Zones humides ; 
  • Biodiversité ; 
  • Habitats d’intérêts patrimoniaux et communautaires ; 
  • Espéces d’intérêt communautaire

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LE SAVIEZ-VOUS ?es collectivités territoriales ont une grande responsabilité dans l’urgence climatique que nous vivons. Leurs décisions ont des impacts forts sur le long terme 

Les Collectivités territoriales ont une grande responsabilité dans l’urgence climatique que nous vivons. Leurs décisions ont des impacts forts sur le long terme dont les générations suivantes ne doivent plus être victimes !

De quel droit au vu de la crise écologique que nous vivons présentement et dont chaque être humain en France peut déjà mesurer les incidences sur son quotidien, peut-on opposer une baisse démographique à la conservation d’un biotope vital pour l’avenir ?

Constat de la Municipalité

Saint Malo perd des habitants quand l’Ille et Vilaine en gagne.

Action de la Ville de St Malo

Passer de 46 000 habitants présentement à 50 000 habitants en 2030. Pour cela, construire 580 logements par an afin d’attirer les jeunes familles et les jeunes couples en leur proposant des facilités d’accès à la propriété/location.

Logique archaïque et destructrice basée sur une étude marginale qui ne garantit à aucun moment que la construction de logements et encore moins l’aide à l’accès au logement (Le Foncier Coopératif Malouin) vont attirer les fameux jeunes couples et familles pourchassés par la Ville.

Interrogation des Malouins

Jeunes couples et familles ont-ils envie de vivre dans une zone où on aura détruit toute biodiversité et zones humides alors qu’ils sont sensibles à l’empreinte laissée sur la planète et leg aux générations futures ?

Quid de: 

  • l’air propre
  • la fluidité du trafic
  • l’emploi avec de bons salaires
  • l’accès au numérique (fibre)
  • l’accès aux soins de santé sans attente

La Ville de Saint Malo, 

non seulement s’étale sur 25 hectares et en plus densifie à mort 

43 logements/hectare + destruction des plantes et arbres et animaux et zones humides

lorsqu’elle conçoit son projet d’urbanisme sur la Frange Sud de Rothéneuf!

La très forte densité de logements observée et décriée par les Malouins avertis suit une logique propre à la Ville 

de soi-disant rester dans la continuité de la densité du Bourg de Rothéneuf.

Comme vous pouvez le voir ci-dessous cet argument est fallacieux.

Secteur  LES TROIS CHEMINÉES

45 logements par hectare

371 logements

Nouveau paragraphe

Secteur  LES BAS CHEMINS

38 logements par hectare

242 logements

Secteur  LE PONT

55 logements par hectare

186 logements

Saint Malo a une densité moyenne de 23,6 logements par hectare aujourd’hui. 

Le SCOT de St Malo révisé récemment autorise dorénavant des constructions 

pour que notre Ville atteigne une densité de 40,2 logements par hectare.

Sur Rothéneuf, le secteur le plus dense aujourd’hui est celui des 2 CHEMINÉES construit en 2011 avec 43 logements par hectare.

La Ville justifie les fortes densités de logements par hectare sur la Frange Sud de Rothéneuf par la volonté 

de s’inscrire dans la continuité de la densité de logements existante sur Rothéneuf. 

Or, la densité des 2 Cheminées n’est pas représentative de la densité de logements existante sur Rothéneuf!

Biodiversité, Espaces Verts, Zones Humides vont être détruites au profit d’une densité de logements 

qui va négativement impacter le cadre de vie.

La Ville se refuse à toutes négociations à l’amiable consistant en la baisse de la densité de logements 

en preservant les zones humides qu’elle s’apprête à détruires.

L’illusion du développement durable paye rondement à St Malo !

A Saint Malo la Ville a le luxe de détruire biodiversité, haies bocagères, zones humides, d’artificialiser les sols de manière déraisonnable et d’être rondement subventionnée pour préserver la biodiversité et créer de nouvelles haies bocagères et zones humides artificielles…comme si le vivant est jetable et remplaçable à souhait.

Le FEADER, le Conseil Départemental et la Région Bretagne 

pour 2014-2020 c’est:

368 Millions d’euros prévus 

dont 133,3 Millions d’euros pour l’agronomie et la biodiversité 

avec 6,2 Millions d’euros pour Breizh Bocage !

Signez notre pétition 

Constat consternant sur le projet 

d’aménagement de la frange sud de Rothéneuf

Les zones humides jouent un rôle fondamental pour la biodiversité, la régulation et qualité des eaux, l’amortissement des effets délétéres du réchauffement climatique

Aussi, la compensation des zones humides est une mesure de dernier recour.

  • Aucune alternative au choix de ce site, proche du littoral, n’a été présentée, 
    • comme celle qui consisterait à ajuster le projet de sorte d’éviter totalement la destruction des zones humides et de la biodiversité
  • La SAGE n’a donné son accord sur la destruction des zones humides, (après avoir ajourné le dossier une première fois) qu’après la déclaration du projet comme d’utilité publique
  • Hausse de l’offre de logements = Hausse de l’occupation des logements  c’est une pensée simpliste, farfelue et infondée. La baisse croissante de la population en dépit des offres/politiques de logements des équipes municipales passées et la présente est un fait mesuré.

La caractéristique première de Rothéneuf: être entre Mer et Campagne mais….

la Ville de St Malo a décidé de bétonner, raser  toute sa campagne!

D’après le PLU en vigueur:

« Rothéneuf est une presqu’île située au nord est de la commune, 

  • qui présente des caractéristiques de village de pêcheurs dans sa partie ancienne, c’est à dire dans le secteur de l’église, où les rues étroites sont bordées de constructions en pierre anciennes. 
  • qui  est situé sur une butte ouverte d’un côté sur la mer et de l’autre sur le plateau agricole de Limoëlou. 

Les anciennes parcelles vouées à l’agriculture sont de petites tailles, elles forment des « lamelles » c’est-à-dire des champs peu larges mais très longs dans le sens du pendage.

La topographie est un élément structurant de ce secteur puisqu’elle est marquée par la présence d’une vallée située en arrière de l’urbanisation actuelle. Le secteur agricole est donc en pente et très visible dans le paysage (accentué par la présence du Manoir Jacques Cartier sur le point haut de cette zone). Le talweg est un secteur d’enjeux pour le développement de Rothéneuf, il est donc impératif d’inscrire les différents projets dans un contexte de relief marqué qu’il faut prendre en compte pour ne pas altérer le caractère du site.

Le quartier de Rothéneuf est situé en périphérie de la ville lui conférant un caractère « autonome » puisqu’il s’agit d’un quartier organisé comme un bourg rural, notamment dans le secteur de l’église.

Le secteur rural quant à lui est voué à l’agriculture et constitué de hameaux traditionnels. Ce secteur bénéficie d’une forte protection du patrimoine architectural et paysager puisque le Manoir Jacques Cartier est un monument historique inscrit.

La topographie de l’ensemble de cette zone doit être prise en compte dans les aménagements prévus car c’est un élément structurant qui permet une bonne lecture du site. D’autre part, il s’agit d’un quartier à caractére rural car sa campagne environnante fait partie de l’arriére pays malouin réputé pour son activité agricole et notamment la culture des primeurs. « 

Inquiétudes répétées au fil du temps

De nombreux Malouins s’inquiètent d’une aggravation des inondations (qu’ils vivent déjà) après l’artificialisation de ce site sachant

  • qu’au vu du dérèglement climatique nul n’est en mesure de prédire efficacement les précipitations à attendre sur les 50 prochaines années
  • que Saint Malo est sujette aux risques d’inondations par ruissellements et que le site convoité comprend des pentes de 0,5 à 5% de valeurs.

Les Rothéniens au fil du temps ont manifesté leur souhait, jamais entendu, de préserver le biotope et les zones humides existantes en ajustant le projet. Seulement devant des présentations bien techniques, il leur était difficile de se faire entendre.

Un aménagement du territoire qui s’obstine à s’inscrire dans une logique archaïque et irresponsable est d’autant plus incohérent que ce projet-ci de l’aménagement de la frange sud de Rothéneuf peut faire l’objet d’un ajustement comme suggéré par l’Autorité Environnementale 

_ afin de préserver l’ensemble de la biodiversité et des zones humides 

_ tout en favorisant l’attractivité du territoire et l’essor des commerces rothéniens !

Rothéniens, vous souvenez-vous du 14 octobre 2018 ?

Inondations dans l’Aude.

14 français morts et 4 disparus.

La question des conséquences de l’artificialisation à outrance des sols 

est une réalité que nul ne peut plus ignorer.

Aujourd’hui l’Etat est obligé de débloquer 16 millions d’euros pour la reconstruction.

PROJET DE LA FRANGE SUD DE ROTHENEUF:

Aucun des êtres vivants qui seront détruits ne pourront être ressuscités.

Il n’y a de garantie d’acclimatation pour aucun des êtres vivants qui seront déplacés.

Il n’y a de garantie de prise pour aucune des zones humides artificielles qui seront créées sachant que les zones humides naturelles seront détruites 1 an avant que la Ville aille vérifier que les zones humides artificielles ont pris avec succ

ZONES HUMIDES POURQUOI FAIRE ?

Régulation des flux d’eau, Amélioration de la qualité des eaux, 

Lieu privilégié de la biodiversité, Amortisseurs du changement climatique. 

Les zones humides sont nos alliées aujourd’hui pour une cohabitation meilleure demain.

Extraits du Rapport d’information n° 554 de M. Joël BOURDIN

LES ZONES HUMIDES POUR QUOI FAIRE ?

Régulation des flux d’eau, Amélioration de la qualité des eaux,  Lieu privilégié de la biodiversité, Amortisseurs du changement climatique. 

Les zones humides sont nos alliées aujourd’hui pour une cohabitation meilleure demain.

Extraits du Rapport d’information n° 554 de M. Joël BOURDIN

Régulation des flux d’eau

Les zones humides d’importance majeure retiennent prioritairement l’attention ; mais il serait dommageable d’ignorer l’intérêt des micro-zones humides.

A l’échelle d’un bassin versant, ces zones constituent l’outil prioritaire pour la régulation du débit d’un cours d’eau.

Grâce à ces zones, on peut éviter ou limiter les effets dommageables des crues dans les zones urbanisées. Hors période d’inondation, les barthes sont exploitées en prairie dans des conditions qui seront évoquées ultérieurement.

A contrario, les aménagements effectués en tête de certains bassins versants ont conduit à supprimer des zones humides et provoqué indirectement des inondations dans les Ardennes (Charleville-Mézières), en Bretagne (Redon) ou en Languedoc-Roussillon (Nîmes).

Selon une étude modélisée de la société SOGREAH Consultants relative à la Charente, du fait des aménagements supprimant des zones humides, une goutte d’eau parcourt en deux jours la distance préalablement parcourue en deux semaines. La présence de zones humides fonctionnelles réduit le niveau des cours d’eau de 15 cm et a un impact fort sur les dommages provoqués par une crue. Ainsi les inondations observées à Cognac et à Saintes en 1982 et 1994 ont dégradé respectivement 172 et 188 maisons.

Amélioration de la qualité des eaux

Les zones humides constituent des espaces d’épuration des eaux usées et offrent des réserves vitales pour l’alimentation en eau potable.

Lla commune de Royan a entrepris de limiter l’extension de son urbanisation pour restaurer des zones humides épuratrices, en vue de se conformer aux normes communautaires relatives aux eaux de baignade sur les plages de cette commune où le tourisme constitue la première activité économique.

De multiples processus physico-chimiques contribuent à purifier l’eau des zones humides. Ainsi ces espaces retiennent les matières en suspension véhiculées par l’eau, avec une intensité variable propre à la géomorphologie de chaque site.

Dans le cadre du programme national de restauration des zones humides, une analyse de résultats de dénitrification obtenus dans les zones de bas-fonds de Pleine-Fougères (35) a permis de mettre en évidence l’intérêt de la longueur de la connexion par rapport à la surface totale de la zone humide. On a pu ainsi définir une typologie fonctionnelle innovante de ce type de zone humide et établir une cartographie des zones potentielles de dénitrification. Cette expérimentation a mis en relief les variables du processus de dénitrification : saison, végétation, caractéristiques géomorphologiques du site, pratiques agricoles en amont.

A une échelle plus réduite, les micro-zones humides permettent de réguler l’apport en eau essentiellement dans les prairies et garantissent la qualité du pâturage disponible pour le bétail.

Lieu privilégié de la biodiversité

Indépendamment de leurs fonctions épuratrices, du point de vue qualitatif, les zones humides font l’objet d’une attention particulière, car elles sont réputées être des espaces privilégiés pour le développement de la biodiversité.

En France, l’inventaire national du patrimoine naturel (Art. L. 441.5 du code de l’environnement) est piloté par le MNHN (Muséum national d’histoire naturelle) chargé d’établir le répertoire des espèces animales et végétales et de dresser des cartes.

Pour l’organisation RAMSAR, les zones humides d’eau douce sont réputées contenir 40 % des espèces de la planète et 12 % de toutes les espèces animales et végétales. 

Par ailleurs, les zones humides sont également impliquées dans le régime des précipitations, la production d’oxygène, l’émission de méthane ainsi que le cycle du carbone, en particulier dans les tourbières. 

Amortisseuses du changement climatique

Protection contre l’érosion du littoral, atténuation de l’intensité des crues, alimentation des cours d’eau pendant les sécheresses, les zones humides atténuent le réchauffement climatique global et amortissent les impacts que subissent les populations. Comment ?

Le changement climatique se traduit localement par une augmentation des événements météorologiques extrêmes dont nous subissons directement les conséquences : crues, inondations, sécheresses, érosion du littoral, etc. 

Les zones humides participent à la prévention des risques naturels. 

Sur le littoral, les mangroves, les deltas, les marais et les estuaires ont un rôle tampon puisqu’ils résorbent la puissance des tempêtes, la force et la vitesse des vagues. Grâce à leur végétation, les zones humides protègent également les rives et les rivages contre l’érosion. 

Par ailleurs, la plupart des zones humides peuvent stocker l’eau dans le sol ou la retenir à leur surface. Elles permettent de diminuer l’intensité des crues et les dommages causés par les inondations. L’eau accumulée pendant les périodes pluvieuses ou lors événements météorologiques exceptionnels pourra alimenter progressivement les nappes phréatiques et les cours d’eau pendant les périodes sèches.

En tant que puits de carbone naturels, les zones humides atténuent le réchauffement climatique global. 

De manière générale, le carbone est séquestré par la végétation, via la photosynthèse.